Evêques
La conférence épiscopale du Togo

La conférence des Evêques du Togo s’est prononcée dimanche sur la situation post-électorale au Togo. Les Evêques préoccupés par le « cri de détresse » des milliers des concitoyens sont sortis de leur « silence ». C’est la première sortie de la conférence épiscopale depuis les présidentielles du 22 février 2020.

Dans la lettre pastorale, les Evêques soulignent que leur supposé silence n’était pas synonyme d’indifférence. Dans cette lettre, les Evêques ont appelé « au rétablissement de la vérité des urnes » afin de résoudre la crise qui s’est installée ; tout en rappelant son indignation face au refus d’accréditation de la commission Justice et Paix. « La présence des observateurs de la société civile aux côtés des organisateurs institutionnelles était de nature à créer la confiance des électeurs, en la crédibilité et la sincérité des résultats de leurs votes », rappelle donc la conférence épiscopale.

Toutefois, les Evêques pensent que les présidentielles « se sont déroulées dans un climat relativement apaisé ». « Mais en ce qui concerne la transparence et l’équité de ce scrutin, on ne peut en dire autant, la main sur la conscience » regrette la conférence des évêques du Togo.

Les Evêques soutiennent l’Archevêque émérite de Lomé

Autre message important de cette sortie, la conférence des Evêques affirme son soutien à l’archevêque émérite de Lomé. Unanimement, les Evêques ont condamné le dispositif sécuritaire autour du domicile de Mgr Kpodzro. Si elle n’a pas appelé à la manifestation du 28 février, c’est par souci de responsabilité en tant qu’entité de l’église, déclare la conférence. Cependant, elle ne désavoue en aucune manière « la démarche courageuse de Mgr Kpodzro en faveur d’une cause que son cœur de pasteur estime juste ».

La conférence des Evêques a appelé les populations à éviter les violences et provocations. Elle a appelé au relâchement des personnes interpellées lors de la manifestation interdite du 28 février 2020.

Cette sortie de la conférence épiscopales du Togo intervient à quelques heures de la proclamation des résultats définitifs du scrutin du 22 février par la Cour constitutionnelle du Togo.