La Commission Episcopale Nationale Justice et Paix – Kara a réuni ce 3 août à Kara des acteurs sociopolitiques pour réfléchir sur le rôle de la chefferie traditionnelle dans le processus de réconciliation nationale au Togo. La CENJP-Kara a par cette occasion soumis à évaluation, son projet élaboré en ce sens et destiné à l’administration territoriale.

La Commission Episcopale Nationale Justice et Paix-Kara a soumis aux participants de cet atelier d’évaluation, son projet dénommé « plaidoyer auprès du ministère de l’administration territoriale, de la décentralisation et des collectives locales pour la mise en œuvre d’un comité de réflexion sur la chefferie traditionnelle au Togo, selon la recommandation 27 de la CVJR ».

Il s’agit pour la CENJP-Kara de rétablir la valeur de la chefferie traditionnelle, d’identifier et de prévenir les conflits qui y sont liés afin de lui permettre de jouer pleinement son rôle dans le processus de réconciliation nationale au Togo. La Commission épiscopale du diocèse de Kara a donc commandité des études sur les conséquences des conflits de chefferie dans la région. Les résultats ont été présentés à tous les acteurs sociopolitiques. Le but est de parvenir à un comité national de réflexion sur le sujet.

Cet engagement de la CENJP-Kara reçoit le soutient du ministère de l’administration territoriale. Selon le président de la commission, le Révérend-Père Augustin KAGNOUDA, « le ministre de l’administration territoriale a pris l’engagement d’élaborer les TDR de ce comité et de l’étendre à toutes les préfectures du pays ».

La chefferie traditionnelle, institution de l’administration territoriale n’a pas échappé aux soubresauts de la vie politique au Togo. Fragilisée par sa politisation, son parti-pris ou sa manipulation, elle perdu sa noblesse d’antan. Les travaux de la CVJR avaient situé des responsabilités liées à cette chefferie durant les années sombres de l’histoire du pays. La CVJR avait alors, dans sa recommandation 27, alinéa 8, recommandé «  qu’un comité de réflexion soit mis sur pied pour trouver des solutions aux problèmes de chefferie dans notre pays ». C’est ce à quoi s’attèle la Commission Episcopale Nationale Justice et Paix-Kara.