Jean Dégli -ill. Archives
Jean Dégli -ill. Archives

25 ans après la conférence nationale (souveraine, pour les organisateurs), la société civile togolaise veut revisiter l’histoire. Elle organise le 8 juillet prochain, une table ronde et un symposium pour repasser à la loupe ces 51 jours qui avaient pour ambition de relancer le Togo vers une cohésion nationale.

La conférence nationale a-t-elle été uniquement un échec ?  Les 51 jours de la conférence nationale ouverte à Lomé le 8 juillet 1991 hante encore les esprits. Alors qu’elle visait à faire du Togo un pays réconcilié avec lui-même qui se relance avec comme enjeu, un dialogue entre togolais, cette conférence nationale a semblé plongé le pays dans une crise interminable.

25 ans après, des acteurs de la société civile se proposent de rouvrir le débat sur cette période de l’histoire commune aux togolais. Ils organisent le 8 juillet 2016 une table ronde sur l’événement suivi d’un symposium. Les jeunes auront alors la parole pour se prononcer sur cette conférence et se projeter dans l’avenir.

Pour Me. Jean Yaovi Dégli, Secrétaire Générale du comité d’organisation, Il s’agit de « revisiter ces assises nationales dans leurs diagnostics sur les différents problèmes de notre pays, les solutions qui ont été proposées et voir essentiellement en quoi ces solutions, ces discussions ; si surtout les différents résultats de la conférence nationale avaient été mis en œuvre, ils auraient aidé le Togo à ne pas continuer à vivre les même crises… ».